Chez Papy II
Bienvenue sur le forum.
Enrégistrez-vous pour pouvoir accéder aux parties cachées aux visiteurs.

Tuberculose : quels sont les risques aujourd’hui ?

Répondre au sujet

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Tuberculose : quels sont les risques aujourd’hui ?

Message par victor le Mer 12 Mar 2014 - 16:23

Tuberculose : quels sont les risques aujourd’hui ?

Le 12 mars 2014 à 10h00 - par Caroline Guinot


En juin dernier, 29 cas d'infections par le bacille de la tuberculose ont été identifiés dans un collège d'Evry. Cette infection, principalement pulmonaire, peut être grave si elle n'est pas correctement traitée. Ce qu'il faut savoir.

Les épidémies sont-elles graves en France?

Non, car elles sont vite maîtrisées par les services de lutte anti-tuberculose. Lorsqu'un malade est repéré, il est isolé car il peut transmettre la maladie par la respiration ou la toux. Une enquête est conduite dans son entourage proche (famille, environnement scolaire, professionnel) à la recherche de contamination. C'est ainsi qu'on a su que la collégienne malade diagnostiquée à Evry avait transmis la bactérie à 29 personnes dans son établissement. Mais celles-ci ne sont pas tombées malades.

Le vaccin du BCG a longtemps été obligatoire chez les enfants, mais il ne l'est plus depuis 2007. Il n'était que partiellement efficace et la fréquence de la tuberculose pulmonaire a beaucoup diminué dans la population. Le risque d'être infecté est donc faible. Il reste cependant recommandé pour les enfants en Ile de France et en Guyane où les cas de tuberculose sont un peu plus nombreux qu'ailleurs. Il est aussi recommandé aux enfants nés ou originaires de pays où la tuberculose est fréquente (Afrique, Europe de l'Est, Asie, Moyen Orient).


On peut donc être contaminés mais se défendre ?

Oui. La plupart des gens ont des défenses immunitaires suffisantes pour contrôler la bactérie de la tuberculose. Mais certaines maladies ou certains médicaments les affaiblissent. Les enfants et les personnes âgées ont aussi une immunité moins forte. On estime que le risque de développer la maladie après une contamination est de 10 %, avec un risque majeur dans les cinq années qui suivent. Mais on peut réagir. Les jeunes qui ont été contaminés dans ce collège ont reçu un traitement antituberculeux pour éviter, justement, de développer la maladie.

Mais comment repère-t-on l'infection ?

Pour savoir si quelqu'un est infecté, on lui fait un test tuberculinique, soit cutané -c'est l'Intradermoréaction ou IDR- soit sanguin – l'IGRA. Si le test est positif, il y a contamination. Il faut alors vérifier qu'elle n'a pas évolué vers la maladie. Pour cela, il faut réaliser une radiographie pulmonaire, voire un scanner et, en cas de symptômes respiratoires, une analyse de crachats.

Et comment se manifeste la maladie ?

Chez la plupart des gens, l'infection est latente, c'est-à-dire que le germe ne se développe pas et ils n'ont aucun symptôme. Chez d'autres, en revanche, la maladie apparaît : d'abord une toux banale et peu inquiétante mais qui persiste malgré des traitements antitussifs. Ensuite, arrivent la fatigue, les sueurs nocturnes et l'amaigrissement sans cause apparente. S'ils tardent à consulter leur médecin, ces malades peuvent trouver du sang dans leurs crachats, à cause des lésions provoquées par les germes dans les poumons.

Faut-il s'inquiéter si un enfant est gardé à proximité d'une personne infectée ?

Disons qu'il faut être vigilant. Les personnes infectées ne sont pas contagieuses car la maladie est transmise exclusivement par les personnes ayant des symptômes de tuberculose pulmonaire et qui ne prennent pas de traitement antituberculeux. Mais il faut s'assurer que la personne est bien suivie sur le plan médical. L'emploi d'une personne dans un cadre légal permet de bénéficier d'un suivi régulier par la médecine du travail.

Le traitement de la tuberculose permet-il de guérir ?

Oui si le traitement est bien suivi. Le patient doit prendre une combinaison de quatre antibiotiques quotidiennement pendant deux mois (isoniazide, rifampicine, ethambutol et pyrazinamide), puis prendre de l'isoniazide et de la rifampicine pendant quatre mois. Il est impératif d'aller au bout du traitement et de ne pas oublier de prise. Sinon, le bacille tuberculeux peut devenir résistant aux antibiotiques et être plus difficile à guérir.

Source : Top Santé



avatar
victor
Fondateur
Fondateur

Nombre de messages : 5111
Emploi/loisirs : Retraité

http://papyforum.xooit.be/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum