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[Sciences] Aux origines de la grippe espagnole

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[Sciences] Aux origines de la grippe espagnole

Message par victor le Sam 10 Mai 2014 - 13:23

Aux origines de la grippe espagnole

Une étude scientifique suggère que le virus de la grippe espagnole, qui a tué 50 millions de personnes en 1918, tiendrait sa virulence de traits hérités d'un virus de la grippe aviaire. Et explique pourquoi ce sont surtout des gens jeunes qui ont succombé à ce fléau.


En 1917 comme en 1919, l'espérance de vie des Américains était de 51 ans. Entre ces deux années, en 1918, elle a chuté à 39 ans. Un spectaculaire retour en arrière que l'on doit à la grippe espagnole. En un an, cette pandémie a tué entre 50 et 100 millions de gens. Bien plus que les quatre années de la Première guerre mondiale et plus que la peste bubonique pendant tout le Moyen-Age, rappelle le magazine Time. Autre particularité, ce virus de souche H1N1 a particulièrement touché les hommes et les femmes dans la vingtaine. Un paradoxe qui intrigue les chercheurs depuis des années, souligne l'hebdomadaire américain.

Mais une équipe menée par le chercheur en biologie de l'évolution Michael Worobey, de l'université d'Arizona, vient d'émettre plusieurs hypothèses qui permettraient d'expliquer la virulence du virus, en particulier sur des gens dans la force de la jeunesse. Selon l'article qu'elle a publié dans Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), le virus dévastateur de la grippe espagnole serait une souche humaine qui aurait acquis des gènes venant d'un virus aviaire. Ce qui lui aurait permis d'échapper au système immunitaire humain et de se répandre très rapidement.

Défenses acquises

Quant au fait que ce soient les adultes entre 20 et 40 ans qui ont le plus succombé à l'épidémie, les chercheurs supposent que l'explication réside dans l'histoire des épidémies de grippe précédant 1918 : "L'immunité acquise [pendant l'enfance], ou plutôt l'absence d'immunité, semble avoir été un facteur décisif", explique Worobey.

Les chercheurs ont en fait enquêté sur les épidémies précédant la grippe espagnole en analysant des échantillons de sang datant de 1918. Pour ce faire, ils ont recensé les anticorps présents, et découvert que les personnes nées entre 1880 et 1900 - la génération la plus touchée par l'épidémie de grippe espagnole - avait surtout été exposée à des souches de virus de type H3N8, et étaient démunis d'anticorps contre H1N1. En revanche, la génération née après 1900 a, elle, été exposée à d'autres variantes de H1N1, ce qui leur a donné une meilleure résistance à la grippe espagnole.

Quels enseignements en tirer ? Il faudrait peut-être adapter le profil des vaccins aux différentes générations, selon qu'elles ont été - ou non - exposées à des souches spécifiques dans leur prime jeunesse, suggère l'article scientifique publié dans PNAS.

Source : Courrier international



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