Chez Papy II
Bienvenue sur le forum.
Enrégistrez-vous pour pouvoir accéder aux parties cachées aux visiteurs.

25 centimes pour cliquer sur une pub, ou comment monnayer ses données

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

25 centimes pour cliquer sur une pub, ou comment monnayer ses données

Message par victor le Jeu 11 Déc 2014 - 8:26

25 centimes pour cliquer sur une pub, ou comment monnayer ses données


Plutôt que de laisser les géants du net piller gratuitement vos données, monnayez-les : plusieurs start-up proposent de rémunérer les internautes qui acceptent de se décrire et de regarder des publicités ciblées en fonction de leurs goûts, pour les pousser à acheter.

Depuis qu'un étudiant italien, Federico Zannier, a mis en vente ses données personnelles mi-2013 pour 2 dollars par jour, les internautes sont de plus en plus conscients de la valeur de ces informations, moteur de la fortune des Google, Facebook et autres géants de la publicité sur internet qui s'en servent pour mieux cibler les destinataires des messages promotionnels.

Les internautes européens les évaluent désormais eux-mêmes à 170 euros par an, selon un sondage d'Orange de septembre 2014.

Pour les annonceurs, la vie personnelle d'un internaute européen vaudrait déjà plus de 600 euros par an, selon une évaluation du Boston Consulting Group, et trois fois plus en 2020. Globalement, le marché des données en Europe dépassera 1.000 milliards d'euros en 2020, selon le BCG.

Cette manne suscite des convoitises : bien qu'inquiets de leur utilisation, 45% des Français seraient prêts à divulguer leurs données personnelles en échange d'une contrepartie financière, selon un sondage d'Havas Media publié en septembre. Pour combien ? 500 euros, répondent 30% des internautes qui, pour cette somme, seraient d'accord pour donner un large accès à leurs données pendant un an.

Forte de ce constat, la start-up Publiaddict, créée cet automne, propose aux internautes de les rémunérer pour regarder des publicités, s'ils acceptent de décrire leurs centres d'intérêt, situation familiale et autres éléments personnels. Car le taux d'achat est ainsi meilleur.

La jeune entreprise, qui vient de lever 520.000 euros, promet jusqu'à 10 euros par jour à ceux qui accepteront de regarder quotidiennement jusqu'à 30 vidéos promotionnelles (de 30 secondes), choisies en fonction de leurs intérêts.

L'internaute voit s'afficher sa rémunération en temps réel -- environ 25 centimes par publicité regardée jusqu'au bout.

Cette démarche volontaire contre rémunération est "une alternative honnête aux algorithmes des Facebook, Google ou Criteo, qui vous traquent de façon intrusive et récupèrent vos données" afin de vous envoyer des publicités ciblées, fait valoir le patron de la société, Jack Melki.

"Nous avons déjà 50.000 inscrits", explique-t-il. "Nous partageons avec l'internaute 25% à 35% de ce que paie l'annonceur, qui peut ainsi avoir une cible qualifiée".

'Prime au consentement'

"Quand on surfe sur internet, on voit plusieurs centaines de publicités par jour. 86% des gens ne les regardent pas. Et de plus en plus d'internautes ont des adblockers (logiciels qui bloquent les publicités). Avec nous, ils choisissent de les regarder", plaide encore M. Melki.

Dans le même esprit, la société Yes Profile, créée fin 2013, désormais soutenue par La Poste, propose aux internautes de louer leurs données aux marques en échange d'une monétisation "au prix du marché", explique son fondateur et dirigeant Christian-François Viala : "une adresse email vaut 15 centimes, une adresse postale 49 centimes, un âge autour de 10 centimes".

Devant l'allergie croissante des internautes aux publicités, les professionnels voient émerger une "économie du consentement". "Les prix des données montent en fonction de leur précision mais ont plus de valeur avec le consentement de l'internaute, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent", explique M. Viala.

"Nous avons pour objectif 150.000 utilisateurs fin mars et 500.000 fin 2015. Nous reversons à l'internaute 65% de ce que paient les annonceurs", poursuit le dirigeant. "Les marques ont ainsi des informations qualifiées et autorisées, plutôt que de louer des fichiers de milliers d'adresses email" pour des campagnes à l'aveugle, où 5% des emails envoyés seulement sont ouverts.

Plus basiques, d'autres paient les internautes pour cliquer sur des mails promotionnels, pour environ 1 centime par mail, comme Mailorama (groupe Rentabiliweb), leader du créneau depuis dix ans, qui revendique 1,5 million d'utilisateurs.

Source : RTBFinfo



avatar
victor
Fondateur
Fondateur

Nombre de messages : 5111
Emploi/loisirs : Retraité

http://papyforum.xooit.be/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum